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COLETTE, VACUNA CONTRA LA ESCUELA LITERARIA DE LOS ATESTADOS DE LA GUARDIA CIVIL

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      La lectura de los atestados de la guardia civil y de la policía es una experiencia casi mística.  El minucioso cuidado con el que describen la escena del delito, y ese premioso estilo narrativo con el que evitan muy mucho dejar cabo suelto, me han procurado  arrugas imperecederas en el entrecejo.

       En un choque entre un camión y una moto, si el motorista quedó decapitado,  y su cabeza vino a traspasar el cristal de la ventanilla de un coche ajeno al accidente, se referirían al descabezado llamándole  "presunto cadaver", e informarán de que la cabeza que se encontró "no presentaba signos aparentes de vida". La descripción del punto kilométrico exacto del accidente y las declaraciones de los testigos suelen hacerse en esa prosa de Muñoz Molina que tanto gusta a Píramo, un escandallo donde se alterna la exahustiva enumeración de cada pijadica, con la absoluta incapacidad para describir y narrar  sin embelecos.

     Para nuestra desgracia, el arte de escribir requiere tener el vocabulario básico y usarlo con rigor y conocimiento, evitando suponer que el lector es un gilipollas irredento que no tiene otra cosa que hacer que leer inanidades en una prosa mas líada que la pata de un romano, y con menos chicha que una sopa de asilo.

      Para desintoxicarse, después de frecuentar el erial patrio de la literatura actual,  es conveniente leer y releer a Colette,  que, incluso traducida en español —si no hay más remedio— es un remanso límpido del que emerge el idioma y el talento inimitable,  purísimos, sin impostar. 

Le Blé en herbe (1923), Colette, éd. Flammarion, 2004:

      "Le bain quotidien, joie silencieuse et complète, rendait à leur âge difficile la paix et l’enfance, toutes deux en péril. Vinca se coucha sur le flot, souffla de l’eau en l’air comme un petit phoque. Le foulard tordu découvrait ses oreilles roses et délicates, que les cheveux abritaient pendant le jour, et des clairières de peau blanche aux tempes qui ne voyaient la lumière qu’à l’heure du bain. Elle sourit à Philippe, et sous le soleil d’onze heures le bleu délicieux de ses prunelles verdit un peu au reflet de la mer. Son ami plongea brusquement, saisit un pied de Vinca et la tira sous la vague. Ils « burent » ensemble, reparurent crachant, soufflant, et riant comme s’ils oubliaient, elle ses quinze ans tourmentés d’amour pour son compagnon d’enfance, lui ses seize ans dominateurs, son dédain de joli garçon et son exigence de propriétaire précoce. " (Página 13)

      "Elle le suivit sans mot dire, dans le sentier de la douane en corniche à flanc de falaise. Ils foulaient l’origan poivré et les derniers parfums du mélilot. Au-dessous d’eux, la mer claquait en drapeaux déchirés et léchait onctueusement les rocs. Sa force repoussait vers le haut de la falaise des bouffées tièdes, qui portaient l’odeur de la moule et l’arôme terrestre des petites brèches où le vent et l’oiseau sèment, en volant, des graines." (Página 33)

      "Des champignons moites sortaient de terre, et les araignées des jardins, à cause des nuits plus fraîches, rentraient le soir dans la resserre aux jouets et s’y rangeaient sagement au plafond." (Página 39)

      "Une main blanche plongea trois doigts dans le verre et les retira aussitôt. Le feu d’un diamant brilla, reflété dans le cube de glace que serraient les trois doigts. La gorge serrée, Philippe but, en fermant les yeux, deux petites gorgées, dont il ne perçut même pas le goût d’orange acide ; mais quand il releva les paupières, ses yeux habitués discernèrent le rouge et le blanc d’une tenture, le noir et l’or assourdi des rideaux. Une femme, qu’il n’avait pas vue, disparut, emportant un plateau tintant. Un ara rouge et bleu, sur son perchoir, ouvrit son aile avec un bruit d’éventail, pour montrer son aisselle couleur de chair émue...
       — Il est beau, dit Phil d’une voix enrouée.
       — D’autant plus beau qu’il est muet, dit Mme Dalleray.
       Elle s’était assise assez loin de Philippe, et la fumée verticale d’un parfum qui brûlait, répandant hors d’une coupe l’odeur de la résine et du géranium, montait entre eux. Philippe croisa l’une sur l’autre ses jambes nues, et la Dame en blanc sourit, pour accroître la sensation de somptueux cauchemar, d’arrestation arbitraire, d’enlèvement équivoque qui ôtait à Philippe tout son sang-froid."
(Página 54)

 De nada, ya saben que me gusta ser útil.

Gatopardo

Imagen de portada: fotografia de P. Salaun

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29/12/2014 14:45. Editado por Gatopardo enlace permanente. RECOMENDAMOS

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le colgamos un campano.
Si mujer y sufridora,
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